Salut à tous,
La fin de la traversée du Maroc s'est relativement bien passé.
Les rayons A.R. de la moto n'étaient pas tendus, 1 de cassé au départ, fin du Maroc, 4 de cassés, il faut s'arrêter et réparer.
Direction Dakhla à la recherche de qqun qui sait m'aider, je tombe pour finir dans un magasin de mobylette, on monte 4 rayons de mobylettes et recentrage la roue à l'œil nu.
Cela tient mais la roue est un peu voilée, c'est pas grave ca roule !
Sur la route j'ai rencontré Francois-Xavier, un Belge qui descend à Abidjan seul en vélo, il était bien crevé, petite papote entre belge et je démarre pour une petite ville non loin de la.
Nous dormirons, John, Patrick et moi dans une sorte de ville fantôme indiquée par la police.
Toujours le Ramadan et donc nous évitons tant que possible de manger et boire devant eux, la journée est différente, calme et presque tout est fermé par contre une fois le soleil couché, c'est reparti la ville se lève, les policiers nous proposent des dates et des biscuits, parlent agréablement….
Etre au Maroc ou Mauritanie pendant le ramadan est un mal pour un bien, ville calme la journée, le ventre crie un peu famine par contre ils ne peuvent théoriquement pas nous voler, mendier, arnaquer, etc.... même si parfois la tentation est plus forte c'est souvent les enfants qui nous ennuient, j'ai même eu droit à un lancé de pierre par un sale gosse !
Le matin, FX nous a rejoint, John le ramène à la ville fantôme, petit déjà avec lui bien sympa, café, biscuits, et direction Dakhla pour réparer les rayons. Une fois à Dakhla nous cafouillons dans la ville, tout le monde s'énerve.... ça « re »-commence !
Bref le soir les rayons sont réparés façon locale et nous mangeons du dromadaire, viande très bonne et sans graisse !
Le lendemain, nous arrivons trop tard pour la douane car fermeture plus tôt pour le ramadan. Nous passerons cependant celle-ci ainsi que la gendarmerie et la police avec 3 italiens qui font tellement de bruit que la douane ré-ouvre… nous nous retrouvons dans le fameux « No man'sland » entre le Maroc et la Mauritanie, il faut prendre à gauche, personne n’écoute et John fini par s'ensabler, on se fait avoir comme des bleus par les brigands du « No mans'land » et on paie 10 euros pour nous aider à passer sur la bonne route entre les soit - disant mines....
5 mètres en marche AR et nous sommes sur la bonne route, pas de sable, juste une piste avec des cailloux, pas la moindre mine... c'est du bluff pour nous faire peur et forcer à payer !
Nous sommes en Mauritanie vers 19h, il fait donc noir, nous camperons non loin de la route.
Montage de l'anti moustique, petit feu, soupe, et bonne nuit dans le désert mauritanien non loin de la douane ciel magnifiquement étoilé.
Le lendemain gros clash avec Patrick, c'est fini nous décidons de nous séparer.
je suis maintenant en Mauritanie, à Nouakchott, j'ai eu très très très chaud dans la traversée du Sahara occidental mais rien comparé à ce que j'ai eu hier dans le désert mauritanien... 50 degré a l'hombre... hurg de l'eau vite de l'eau.
J’ai lâché Patrick le français cela devenait plus possible, nous n’avions plus la même vision du voyage!
Je voyage donc seul depuis 2 jours, qui sait on se recroisera peut être on refera un bout de chemin ensemble mais 24h sur 24 c'est trop.
Ici à Nouakchott, capitale de la Mauritanie il n'y a pas un seul distributeur de billet, pas de réseau de téléphone, juste bcp bcp de poubelles roulantes, j'ai assisté à un vrai trafic de voitures entre des français et un gendarme mauritanien ! Rien que cela vaut le détour, je commence à comprendre qu’en Afrique tout est possible mais rien n’est certain.
Moto : très très chaud hier dans le désert mauritanien, je pense que la prochaine panne sera la chaîne qui s’use terriblement j'espère seulement que cela tiendra jusque Bamako ou Ouaga....
Il reste +/- 4 800 KM et puis le retour......
Aujourd'hui, visa pour le Mali, assurance pour la moto pour la Mauritanie, et recherche d'information sur la route, 3 possibilités
1: Mauritanie via Kiffa, Nema et ensuite Bamako
2: Tenter sa chance au Sénégal car ma moto ne peut théoriquement pas renter mais on verra, un petit billet et le tour est peu être joué, ensuite remontée du fleuve Sénégal jusque Kayes, Nioro, Bamako
3: Kiffa, Kayes par la piste mais il pleut parfois la bas et donc risque de coulées de boues…
Cet après midi, programme = retour de la pêche sur la plage….
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